Satisfaisant



Qu’est-ce qui est satisfaisant ?

La satisfaction est une stratégie décisionnelle qui vise un résultat satisfaisant ou adéquat, plutôt que la solution optimale. Au lieu de mettre un maximum d’efforts pour atteindre le résultat idéal, la satisfaction se concentre sur l’effort pragmatique face aux tâches. En effet, viser la solution optimale peut nécessiter une dépense inutile de temps, d’énergie et de ressources.

La stratégie satisfaisante peut inclure l’adoption d’une approche minimaliste en ce qui concerne la réalisation de la première résolution réalisable qui répond aux résultats acceptables de base. Satisfaire réduit la portée des options envisagées pour atteindre ces résultats, en mettant de côté les options qui nécessiteraient des efforts plus intensifs, complexes ou irréalisables pour tenter d’atteindre des résultats plus optimaux.

Points clés à retenir

  • La satisfaction est un processus de prise de décision qui vise des résultats adéquats plutôt que parfaits.
  • Satisficing se veut pragmatique et économise sur les coûts ou les dépenses.
  • Le terme « satisfaction » a été inventé par le scientifique américain et Noble lauréat Herbert Simon en 1956.
  • Les clients choisissent souvent un produit qui est assez bon, plutôt que parfait, et c’est un exemple de satisfaction.
  • Une limitation de la satisfaction est qu’il n’y a pas de définition stricte d’un résultat adéquat ou acceptable.

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Quelle est l’application de la satisfaction ?

La théorie de la satisfaction est expliquée par l’heuristique cognitive, la science du comportement et la neuropsychologie. Son application se retrouve dans un certain nombre de domaines, dont l’économie, l’intelligence artificielle et la sociologie. Satisfaire implique qu’un consommateur, lorsqu’il est confronté à une pléthore de choix pour un besoin spécifique, choisira un produit ou un service « assez bon », plutôt que de consacrer des efforts et des ressources à la recherche du meilleur choix possible ou optimal.

Si un consommateur avait besoin d’un outil pour traiter et résoudre un problème, dans le cadre d’une stratégie satisfaisante, il se tournerait vers l’équipement le plus simple et le plus facilement accessible, indépendamment des options plus efficaces disponibles à un coût et un temps plus élevés. Par exemple, la satisfaction peut inclure l’utilisation d’un seul titre de logiciel plutôt que l’achat d’une suite logicielle complète comprenant des fonctionnalités supplémentaires.

Pourquoi les organisations adoptent-elles une stratégie satisfaisante ?

Les organisations qui adoptent la satisfaction comme stratégie peuvent chercher à répondre aux attentes minimales de revenus et de bénéfices fixées par le conseil d’administration et les autres actionnaires. Cela contraste avec la tentative de maximiser les profits grâce à des efforts concertés qui imposent des exigences plus élevées aux performances de l’organisation dans les départements des ventes, du marketing et d’autres départements.

En aspirant à des objectifs plus atteignables, l’effort déployé peut être équitable avec les résultats finaux. Une telle stratégie peut également être appliquée si la direction d’une entreprise choisit de ne consacrer qu’un effort nominal à un objectif afin de hiérarchiser les ressources afin d’obtenir des solutions optimales pour un autre objectif. Par exemple, réduire la dotation en personnel d’un chantier tertiaire à des niveaux opérationnels minimaux pourrait permettre de réaffecter du personnel à d’autres divisions et projets où une main-d’œuvre plus importante est requise pour des résultats maximisés.

Une limitation de la satisfaction est que la définition de ce qui constitue un résultat satisfaisant n’a pas nécessairement été déterminée, et il n’est pas universellement clair qu’un tel résultat diffère de la poursuite d’un résultat optimal.

Qu’est-ce qu’un comportement satisfaisant ?

Inventée par le lauréat du prix Nobel Herbert Simon en 1956, la satisfaction est une forme de prise de décision où les individus choisissent l’option acceptable plutôt que l’optimale. En substance, il combine les mots « satisfaire » et « suffire ». Selon cette théorie, Simon a suggéré que les gens prennent des décisions dans le cadre d’une «rationalité limitée», avec des facteurs tels que le temps, le contrôle de la situation et les limites affectant le comportement de l’individu.

Qu’est-ce qu’un exemple de satisfaction ?

Considérons l’exemple suivant un cadre qui est un « satisficer », c’est-à-dire qu’il est prêt à agir une fois qu’il a suffisamment d’informations pour être satisfait. L’exécutif est à la recherche d’un développeur technologique afin de lancer une nouvelle application. Parmi tous les candidats, quelques-uns répondent à tous les critères, bien qu’aucun ne se démarque clairement des autres ou ne semble être un candidat optimal. Au lieu de chercher un candidat mieux adapté, l’exécutif embauche le développeur car il a un calendrier serré et attendre le candidat idéal peut retarder le calendrier.

Quelle est la différence entre satisfaire et maximiser ?

Satisfaire et maximiser sont deux formes de styles de prise de décision. Les « satisficers » prennent des décisions sur la base d’informations dont ils sont satisfaits, sur la base d’une option qui franchit un seuil interne acceptable. En revanche, les « maximisateurs » visent à trouver le meilleur résultat possible, souvent par un processus de recherche exhaustive d’options impliquant un temps et des efforts considérables.

La satisfaction est-elle une heuristique ?

La satisfaction est une approche de la prise de décision et sert donc de type d’huéristique. Les heuristiques sont souvent utilisées pour porter des jugements immédiats, servant de raccourcis mentaux pour aider à prendre des décisions. Parfois, les heuristiques peuvent conduire à des biais cognitifs et à des erreurs.

D’autres formes d’heuristiques incluent l’heuristique de disponibilité, l’heuristique de représentativité et l’heuristique d’ancrage. Comme l’heuristique satisfaisante, chacune d’elles permet aux gens de prendre des décisions avec moins d’effort, bien qu’elles soient présentées dans des situations différentes.

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