Boulogne-Billancourt. L’équipe résidente d’e-sport parmi les meilleures sur League of Legends


L'équipe d'e-sport Gameward sur le jeu League of Legends de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) poursuit la compétition de la Ligue Française de LOL, avec les play-offs, ultime tournoi dans lequel s'affrontent les meilleurs.
L’équipe d’e-sport Gameward sur le jeu League of Legends de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) poursuit la compétition de la Ligue française de LOL, en participant aux play-offs, ultime tournoi dans lequel s’affrontent les meilleurs. (© Clément Cloumzy / Gameward)

Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent pendant une demi-heure en incarnant chacun l’un des 150 «champions» du jeu. Leur but: détruire le «Nexus» ennemi, soit la base de l’équipe adverse, tout en protégeant la leur. À ce jeu-là – League of Legends (LOL) -, Loïc Dubois, de son pseudonyme «Toucouille», 19 ans, et Olivier Payet «Prime», 21 ans, excellent. Si bien qu’ils ont été recrutés au sein du club d’e-sport GameWard, résident officiel de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et parrainé depuis peu par le capitaine de l’équipe de France de basket Andrew Alciby.

Les e-sportifs professionnels se sont inclinés mercredi 17 mars 2021 face à la team Vitality, au terme d’une belle compétition: après avoir affronté la dizaine d’équipes de la ligue française de LOL, ils étaient qualifiés pour les «Éliminatoires» rassemblant les meilleurs.

Sélectionnés via leur classement en ligne

Membres de l’équipe depuis janvier, Toucouille et Prime ont fait leurs preuves. Adolescents, ils ont été recrutés en ligne, «repérés avec le classement du jeu», explique Prime. Lui avait atteint le rang de Challenger, le plus haut en mode individuel sur League of Legends. «J’ai été contacté et recruté, j’ai rejoint une équipe comme ça à 17 ans», raconte le joueur né sur l’île de La Réunion. Il passe dans quelques les équipes françaises avant d’intégrer les MadLions en Espagne pendant deux ans.

Le jeune homme fait une croix sur la fac de psychologie et commence sa carrière juste après le bac, comme son coéquipier Toucouille. «Vu que je n’étais pas trop école, je me suis dit que j’allais essayer», se souvient ce dernier, qui a joué pendant une année au sein du club d’e-sport GamersOrigine avant de rejoindre Gameward. Il a suivi son envie, malgré la désapprobation de son entourage.

Quand je disais à mes parents ou même à mes profs que je voulais être joueur pro, ils étaient en mode « c’est la pire erreur de ta vie, les jeux vidéo c’est vraiment deux secondes quand t’as dix-huit ans mais après c’est nul ‘. Il y a encore beaucoup d’idées reçues, comme quoi les jeux vidéo ce n’est pas la vraie vie.

Loïc Dubois alias ToucouilleJoueur professionnel de League of Legends

Jusqu’à 10 heures d’e-sport par jour

S’ils ont atteint le niveau professionnel, c’est grâce à beaucoup de pratique. Olivier «Prime» jouait cinq heures par jour après ses cours au lycée, et il complet aujourd’hui son entraînement quotidien de six heures par quatre heures le soir. À côté, Prime ne néglige pas son hygiène de vie et fait cinq séances de sport par semaine: «Je le ressens surtout en termes de concentration. Comme on joue énormément chaque jour, c’est très important. »

Loïc «Toucouille» regarde les vidéos de League of Legends et perfectionne sa stratégie pendant son temps libre: «Je réfléchis aussi au jeu même quand je ne joue pas. »L’équipe de Boulogne est coachée en anglais par Adrien« GotoOne »Picard pour travailler son  » jeu d’équipe « , une coordination.

Il faut que les cinq aient la même idée, qu’ils soient d’accord sur comment on joue au jeu. Quand on joue ensemble dans la même salle, c’est super enrichissant parce que ça permet de s’ouvrir aux autres, de créer des liens que t’as pas forcément quand t’es seul chez toi.

Loïc Dubois alias Toucouille

Succès sur Twitch

Les compétitions, diffusées sur la chaîne Twitch Otplol, rassemblent jusqu’à 90 000 internautes en simultané, les soirs de match. «Cette année, il y a beaucoup de spectateurs par rapport aux années d’avant», remarque Toucouille. L’équipe de la KCorp, composée de banderoles, a rendu la ligue encore plus populaire

Le jeu en tant que tel, sorti en 2009, a de quoi plaire selon Prime: «Il y a un certain nombre de paramètres qui font que chaque partie va être différente, et on ressent la personnalité du joueur dans la partie. Chacun a son style de jeu, pourtant les compétences et les outils de chaque personnage sont les mêmes. »

Les matchs de l’équipe de Boulogne ont lieu dans deux ou trois mois.

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