une vraie menace pour la France cet été ?

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Guillaume Woznica Guillaume Woznica 5 minutes
Avant même l'arrivée du printemps, les agriculteurs craignent déjà une forte sécheresse estivale dans de nombreuses régions.
Avant même l’arrivée du printemps, les agriculteurs craignent déjà une forte sécheresse estivale dans de nombreuses régions.

Et si l’année 2022 entrait dans les annales comme étant l’une des plus sèches jamais produites ? Il est vrai que nous ne sommes qu’en février mais déjà, la question se pose après plusieurs semaines de temps largement plus sec que la normale. Dans les régions du sud-est, de nombreux incendies de végétation ont déjà éclaté notamment lors des épisodes précédents de mistral et de tramontane. Pour l’heure, aucun arrêté de restriction d’usage de l’eau n’est en vigueur mais la situation pourrait vite être évaluée avec l’arrivée du printemps.

2ème début d’année le plus sec depuis 50 ans dans l’Hérault

Cela ne vous aura probablement pas échappé : ce début d’année a connu nettement moins de précipitations qu’en temps normal, que ce soit sous forme de pluie ou de neige. À l’échelle nationale, le déficit de pluie a atteint 40 % en janvier quand il est de 16 % depuis le début du mois de février. Sur la période s’étendant du 1euh janvier au 23 février, ce début d’année se classe au 3ème rang des débuts d’année les plus secs sur les 25 dernières années. En dehors des Hauts-de-France, de la région parisienne et du Grand Est où le déficit est quasi-nul, il est nettement plus marqué partout ailleurs.

Il a atteint le même niveau d’enregistrement dans certaines régions. Ainsi, le département de l’Hérault connaît fils 2ème début d’année le plus sec depuis 50 ans. La ville de Sète n’a connu que 0,8 mm de pluie depuis le 1euh janvier, soit un déficit supérieur à 99 % ! Cette période est également la plus sèche depuis 27 ans en Corse et depuis 22 ans en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le printemps météorologique débutera la semaine prochaine avec des hautes pressions solidement installées.
Le printemps météorologique débutera la semaine prochaine avec des hautes pressions solidement installées.

D’autres zones sont particulièrement concernées par le manque d’eau telles que le Poitou et le Berry (début d’année le plus sec depuis 25 ans dans la Vienne et au 2ème rang pour l’Indre-et-Loire) mais aussi les Alpes du Sud et les Préalpes (2ème rangé sur les 25 dernières années dans la Drôme et les Hautes-Alpes).

Vive inquiétude pour le printemps

Une fois ce constat fait, doit-on craindre une sécheresse majeure ces semaines ou ces prochains mois ? La réponse est oui sauf si les précipitations diffusées à être abondantes au cours du printemps. Seulement voilà, les dernières tendances saisonnières vont toutes dans le même sens, quel que soit le modèle utilisé. À l’image de ce qu’il s’est produit entre le 9 janvier et le 12 février, les situations de blocage anticyclonique devaient s’enchaîner en mars, en avril et en mai, confirmant ainsi le début de sécheresse que nous connaissons actuellement.

Les situations de blocage anticyclonique devaient s’enchaîner au printemps, confirmant ainsi le début de sécheresse que nous connaissons actuellement…

Pour l’heure, s’il s’agit d’une sécheresse météorologique en raison du manque de précipitations, des sécheresses agricoles et hydrologiques pourraient apparaître rapidement. La première devient d’actualité lorsque l’humidité des sols est trop faible pour les cultures ou celles-ci vont en avoir besoin rapidement pour se développer avec des températures plus élevées et un soleil plus fort.

Enfin, lorsque les nappes phréatiques, actuellement à des niveaux « modérément bas » du Poitou aux régions méditerranéennes, seront à des niveaux plus critiques, la sécheresse hydrologique nécessitera la mise en place de restrictions d’eau. Une menace toute proche pour les régions du sud-est et du centre-ouest



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