Régionales: Charles Fournier mise sur le sport pour tous


La tête de la liste Un nouveau souffle a présenté sa vision du sport en région Centre-Val de Loire à l’occasion d’une visio-conférence sur Facebook. Sa doctrine: privilégier le sport pour tous en améliorant l’accessibilité aux équipements dans tous les territoires et en faveur du handisport.

Le sport a longuement été questionné sous toutes ses facettes par Charles Fournier, tête de liste écologiste aux élections régionales, et ses invités lors d’une visio-conférence en direct sur Facebook. Au cours des échanges, Charles Fournier a délivré sa vision pour l’avenir du sport en région Centre-Val de Loire, résolument tournée vers la pratique du sport pour tous plus que le haut-niveau, et notamment le handisport, en repensant l ‘ aménagement du territoire en matière d’équipements sportifs. « Je crois que le sport est un fait social total, assure-t-il. C’est quelque chose qui concerne tout le monde ou presque. Le sport est aussi questionné à travers les enjeux de justice sociale. Même si le sport est un vecteur d’égalité incroyable, il existe des inégalités dans le sport entre la pratique masculine et féminine, pour les personnes en situation de handicap, en termes d’accessibilité quant aux aménagements territoriaux, mais aussi les capacités financières. Des inégalités sociales restent fortes. »

Charles Fournier DR

C’est, en effet, un secteur actuellement en crise que connaît bien Charles Fournier. Né dans une famille sportive, lui même un pratiqué de nombreuses disciplines à Salbris (Loir-et-Cher), nommée alors ville de moins de 10 000 habitants la plus sportive de France. « Même [s’il] n’a jamais été un grand champion », Il a ensuite pris des responsabilités comme arbitre de basket, jeune cadre technique de football et garde en sa possession un diplôme d’instructeur de tir à l’arc et même président d’un club de ce sport. « Ces expériences m’ont poussé à m’engager, confie-t-il. Si j’en suis là, c’est grâce au sport. J’y ai appris la démocratie et de nombreuses choses qui expliquent aujourd’hui l’engagement et le parcours qui est le mien. Il me semble indispensable d’avoir un projet pour le sport. Une vision d’aménagement du territoire sportif, une vision d’égalité, une vision de transformation écologique et je n’oublie pas l’enjeu économique que représente le sport car c’est un secteur d’activité et il faut pourvoir lui donner un avenir. C’est le sens de nos propositions. »

Sport et écologie, «un même combat»

En pur écologiste, la tête de la liste Un nouveau souffle tient également à interroger le sport dans son impact écologique. « Je ne parlerai pas d’aviation ce soir mais je pourrais parler des sports motorisés ainsi que de toutes les pratiques sportives susceptibles d’impactantes en termes d’écologie. Mais le sport est aussi l’opportunité de réinterroger notre lien à la nature, de porter cette transition écologique du sport. Sport et écologie sont un même combat car le sport porte ce trait d’union possible. Par sa mobilisation, le monde du sport peut contribuer à enchanter tous les changements que nous devons réussir pour répondre aux urgences devant nous sommes. »

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Enfin, le débat a tourné autour des grands évènements sportifs. Sur ceux-ci, Charles Fournier, plutôt hostile sur leur forme actuelle, souhaite pouvoir « les interroger sur leur dimension sociale et écologiste ». C’est Frédéric Steinberg, co-secrétaire de la commission sport-loisir-tourisme d’Europe Ecologie Les Verts présent lors de cette visio-conférence qui complète la réponse. « C’est un sujet très clivant dans notre famille politique, souligne-t-il, en insistant sur les bénéfices pour le local. Ils sont très populaires et on ne souhaite pas remettre en cause leur existence, mais ils devraient quasiment relever de la propriété collective. Ils devraient seulement se concevoir au service d’un projet de société: social et environnemental. Les acteurs du sport se rendent compte aujourd’hui que, finalement, il faut qu’il y ait une planète vivable pour les compétitions se déploient. Ainsi, il peut y avoir des intérêts convergents avec les organisateurs d’évènements qui ont tout intérêt à changer leur paradigme. »

Delphine Toujas

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