Le gouvernement éthiopien donne des conditions pour d’éventuelles négociations avec les combattants du Tigré • Today News Africa


Simon Ateba

Simon Ateba est le correspondant en chef de la Maison Blanche pour Today News Africa. Simon couvre le président Joe Biden, le vice-président Kamala Harris, le gouvernement américain, les Nations Unies, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et d’autres institutions financières et internationales à Washington DC et à New York.

Le gouvernement éthiopien a donné jeudi des conditions à d’éventuels pourparlers avec les combattants du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) alors que la guerre fait rage.

porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères Dina Mufti a déclaré aux journalistes que l’une des conditions serait que le TPLF se retire des régions d’Amhara et d’Afar dans le nord. Mufti a toutefois précisé qu’aucune décision n’avait été prise pour le début d’éventuelles négociations.

« Pour qu’il y ait une solution pacifique, ils disent qu’il faut être deux pour danser le tango », a déclaré Dina, « Il y a des conditions : d’abord, arrêtez vos attaques. Deuxièmement, quittez les zones que vous avez saisies. Troisièmement, reconnaissez la légitimité de ce gouvernement.

Mufti a ajouté: « Au fait, ne vous méprenez pas, il n’est pas dit qu’une décision a été prise d’entamer des négociations. »

porte-parole du TPLF Getachew Reda a déclaré à l’AFP ce week-end que se retirer d’Amhara et d’Afar avant le début des pourparlers était « un échec absolu ». Le TPLF a également appelé à la fin du blocus humanitaire du Tigré.

L’évolution de la situation en Éthiopie peut être une indication qu’après des semaines d’engagement diplomatique, le gouvernement éthiopien pourrait enfin être prêt pour des pourparlers.

La médiation est dirigée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, qui agit en tant que représentant spécial de l’Union africaine pour la Corne de l’Afrique.

Obasanjo est soutenu par l’envoyé spécial américain pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, qui a passé des jours en Éthiopie, au Kenya et ailleurs pour tenter de trouver une solution durable à la crise en Éthiopie.

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