Cult’Hebdo 24 novembre | L’actualité culturelle des Pyrénées-Orientales


♦ Théâtre de l’Archipel : de l’âme russe d’Onégine à l’âme d’enfant d’I.Glu

Onégine, d’après Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine. Par Jean Bellorini du 30 novembre au 2 décembre au Carré du Théâtre de l’Archipel. Photo de Une © Pascal Victor.

Encore porté par l’âme russe et ses tourments, le metteur en scène Jean Bellorini invite à un voyage en poésie, à une immersion intimiste dans les vers d’Alexandre Pouchkine au travers d’un dispositif sonore et visuel. Pour incarner le roman en vers, cinq comédiens et une bande-son crépitante de bruits et de musiques signées Sébastien Trouvé.

C’est au milieu de deux volées de gradins, au cœur d’un espace bi-frontal que Jean Bellorini place comédiens, tables, chaises, candélabres et piano. Le spectateur, muni d’un casque audio, perçoit jusqu’au moindre souffle des acteurs équipés d’un micro. Il se crée alors une grande proximité entre la poésie de Pouchkine et le public.

À la lueur des bougies, sur quelques notes de piano, des sons et des musiques savamment distillées, les acteurs chuchotent au creux de l’oreille les sublimes vers où se dessine le drame d’une jeunesse aristocratique enivrée de désespoir et tout de même emplie d’allégresse. « Entre lyrisme et réalité, dans une atmosphère envoûtante, Jean Bellorini magnifie la légèreté aérienne de la langue du poète et nous révèle toutes les nuances de l’âme slave.«

Bord de scène, le 30 novembre ;
Rencontre « Littérature & Théâtre » à la Médiathèque de Perpignan, le 1er décembre (12h12) ;
Coin du Libraire avec la libraire Torcatis le 1er décembre ;
Cinéma de projection avec l’Institut Jean Vigo le 7 décembre à 19h.

Onéguine © Pascal Victor
Onéguine © Pascal Victor

Bertrand Chamayou – Bonne nuit ! Le 5 décembre (18h) au Grenat du théâtre de l’Archipel.

Instrumentiste prodige, récompensé à deux reprises par une Victoire de la musique classique, Bertrand Chamayou fait partie des pianistes incontournables de la scène musicale française et internationale. Pour ce récital, le pianiste a choisi de jouer les berceuses de son album Bonsoir ! sorti en octobre 2020.

I.Glu par le collectif aaO ; du 5 au 7 décembre au carré du Théâtre de l’Archipel. Dès 2 ans.

Un jardin chatoyant, une végétation grouillante, un épouvantail, un hérisson, un danseur jardinier et voilà tout un monde de douceur, de formes et de matières, de sons et de couleurs où circulent les émotions sensorielles. I.Glu est un spectacle de danse et d’arts visuels où le mouvement et l’image font sens et appellent à l’imaginaire.

Benjamin Biolay + Dimoné ; le 2 décembre (21h) à ElMediator.

Benjamin Biolay s’est imposé en quelques années comme le pilier de la chanson française avec ses textes hors norme, ses mélodies et ses productions percutantes.
« Avec Grand Prix, un grandiose neuvième album, Benjamin Biolay perpétue son savoir-faire mélodique, sa science harmonique et sa richesse lexicale. Le chanteur stakhanoviste trouve ici le point d’équilibre idéal entre paroles et musique, tubes et ballades, références et clins d’œil. Le nouveau répertoire gorgé de mélodies imparables, de refrains entêtants, de textes définitifs et d’arrangements audacieux va résonner en live.«

Tim Dup + Mâle ; le 4 décembre (21h) à ElMediator.

« Après Mélancolie Heureuse, premier album de son fils, Tim Dup est de retour avec ses inquiétudes et ses espérances. Avec ce même soin porté aux textes et aux mélodies, Qu’en reste-t-il ? est un album de poésie moderne, cinématographique, aux sonorités variées et audacieuses, aux textures puissantes et intimes à la fois. Une invitation au voyage et à l’étonnement…«

Après diverses collaborations entre 2019 et 2020 (Le Super Homard, Paul Weller, Julie et Joe…), Homme a sorti son premier EP en 2020. L’artiste fait partie de la sélection 2021 des iNOUïS du Printemps de Bourges.

♦ Musée d’art Hyacinthe Rigaud et handicap : le projet Artis

Le Projet européen transfrontalier Artis est un projet de coopération entre l’Occitanie et la Catalogne ; et ce dans le cadre du programme POCTEFA. Le musée d’art Hyacinthe Rigaud, associé au museu nacional d’art de Catalunya (Barcelone), permet désormais un accès facilité à ses collections aux personnes souffrant de handicap visuel ou auditif.

Des parcours spécialement étudiés, des outils d’aide à la visite et des médiations adaptées sont conçus pour favoriser la découverte du musée. Une programmation de visites et d’ateliers adaptés sera proposée au public individuel handicapé dès le premier trimestre 2022. Lancement des activités le vendredi 3 décembre à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées.

Musée Rigaud Perpignan - Exposition Raoul Dufy et Exposition permanente

♦ Tango à Céret : une immersion dans le Buenos Aires des années 60

Bailar Piazzola – Tango dansé avec le Quinteto EMÉDEA et les danseurs Gisela Passi et Rodrigo Rufino; le 3 décembre (20h30) à la salle de l’Union à Céret.

« Danseur Piazzolla », Le Quinteto Emedea et les danseurs Gisela Passi & Rodrigo Rufino répondre à ce pari inspirant. Ils présentent ce spectacle retraçant les origines du style du compositeur Astor Piazzolla ; le grand révolutionnaire du tango. Une immersion dans le Buenos Aires des années 60, vibrant au rythme frénétique de ses tangos, vals et milongas.

Fondé en 2015, le Quinteto Emedea propose un nouveau regard sur la musique d’Astor Piazzolla. Emédée Rendre hommage à ces compositions et arrangements veuts remarquables, pièces rares et petits chefs-d’œuvre.
Natifs de Buenos Aires et base à Paris, Gisela Passi et Rodrigo Rufino forment un couple d’exception. Leur première rencontre autour du tango a eu lieu en 1996 à Buenos Aires ; et c’est en 2005 qu’ils se sont produits pour la première fois à Paris.

♦ Un nouvel album de R.Can en 2022 et déjà un clip pour « Vivre d’Art »

Une Signature chez Motris Records / E47 (distribution Universal), un 1er célibataire agrémenté d’un clip pour « Vivre d’Art » (tourné en partie à Perpignan), un nouvel album en 2022, une tournée nationale en préparation avec une date événement à ElMediator le 14 mai 2022. R.Can ne chôme pas…
R.Can, c’est un style mêlant à la fois Rap et Chanson Française, entre accordéon et contrebasse ; tantôt reggae, soul, tantôt pop, mais toujours authentique.

« Vivre d’art est une balade ensoleillée et acoustique, imparable, où R.Can rappelle que la vie n’a pas besoin de grand-chose pour briller. Un titre énergique accompagné d’un clip haut en couleur qui met en valeur la beauté de sa région et son enthousiasme communicatif. Ce morceau annonce un nouvel album en préparation, son quatrième, avec de belles collaborations comme Natalia Doco pour un sublime duo, ou Tété et Barcella (Fréro Delavega, Zaz…) pour la composition, et d’autres surprises à venir… »

♦ Festival de cinéma « Les Toiles » – Le cinéma Russe aujourd’hui

Du 2 au 4 décembre au théâtre de l’Étang à Saint-Estève. Entrée libre et gratuite.

Les cinq films présentés ont tous obtenu des prix dans des festivals tels que la Mostra de Venise ou le Festival de Cannes.

– Jeudi 2 Décembre (20h30) : Le barbier de Sibérie de Nikita Mikhalkov ;
– Vendredi 3 Décembre (20h30) : Le retour d’Andreï Zviaguintsev ;
– Samedi 4 Décembre (14h30) : Une femme douce de Sergei Loznitsa ; puis à 17h : Le prisonnier du Caucase de Sergueï Bodrov ; et enfin à 20h 30 : La terre outragée de Michale Boganim.

« Le cinéma russe a vu le jour en 1896. Plus de 2000 films, la plupart ont disparu, ont été tournés durant la période tsariste.
La période soviétique va voir naître un cinéma d’État dont l’un des artisans les plus célèbres sera Sergueï Einsentein – Le cuirassé Potemkine (1926). À partir de 1929, le cinéma soviétique, en dehors de l’exception notable de celui d’Andreï Tarkovski, sera un cinéma laudateur du régime.
Dès la fin de l’URSS, les réalisateurs vont rejoindre les studios de leur pays d’origine : Ukraine, Estonie, Biélorussie… Tous les genres sont préparés : comédie, thriller, drame, romance et film de guerre. Mais beaucoup de ces films ne sont pas exportés et ce n’est que dans les Festivals internationaux de cinéma que l’on peut en découvrir certains. »

♦ « J’aimerais arrêtée » : la prostitution étudiante à la Maison de la Catalanité

« Un échange bouleversant entre une étudiante ancrée dans la prostitution et un bénévole du Mouvement du Nid ».

« N’ayant personne à qui parler, je vous ai trouvé sur Internet ». C’est ainsi que Sonia, ancrée, selon ses propres termes, dans la prostitution, a lancé un appel au secours, par mail, à la délégation des Bouches-du-Rhône du Mouvement du Nid. « J’aimerais arrêter », a simplement dit cette jeune étudiante. En douceur, dans la disponibilité et la bienveillance de l’écoute, un bénévole de la délégation à le contact. Sonia a pu se livrer : ses émotions, ses hésitations, tout est contenu dans ces lignes qu’elle a écrites sur le vif. Son isolement, sa gêne, la difficulté de se confier, le monde qui rétrécit, la déprime qui s’installe, l’avenir qui semble sans issue ; la peur d’être jugée, les doutes, la peur aussi…

Autant de sujets qui se dévoilent dans les courriers électroniques envoyés par la jeune femme et les réponses de notre bénévole, un format épistolaire qui offre aux lecteurs de suivre les méandres de son parcours hors de la prostitution. Ce texte d’une sobriété rare a retenu l’attention du metteur en scène Gérard Rouzier. « J’ai souhaité tenter l’expérience de conférences publiques de ces échanges, avec l’idée de créer un spectacle autour de cette rencontre. Deux représentations, l’une à Martigues et l’autre à Marseille, avec la comédienne Ilana Waysberg, m’ont convaincu de l’intérêt de cette démarche« .
À l’occasion de la représentation du vendredi 26 novembre 2021 à la Maison de la Catalanité à Perpignan (18h), le personnage de Gabriel sera interprété par Frédéric Schmitt. Celui de Sonia, par la comédienne Ilana Waysberg.

« J'aimerais arrêter » – la prostitution étudiante sur scène

♦ Université : semaine de sensibilisation sur la violence à l’égard des femmes

Dans le cadre de la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le projet du photojournaliste bien connu de nos colonnes Idhir Baha « Elles, au-delà des blessures » sera exposé du 25/11 au 02/ 12 au Campus Mailly de Perpignan, lors de la semaine d’actions déclenchée par l’UPVD et le Soroptimist Perpignan.
Enluminures, échanges, débats, projection : toutes les infos et la programmation sur le site de l’Université de Perpignan.

« À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, l’Université de Perpignan Via Domitia et le club Soroptimist de Perpignan unissent leurs forces et leurs convictions pour organisateur une semaine de sensibilisation, du 25 novembre au 2 décembre 2021, contre les violences faites aux femmes et rejoignent le mouvement international, #OrangeTheWorld. »

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