6 Nations 2024. Bilan : les 5 choses à retenir du Tournoi du XV de France


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Comme en 2023, le XV de France a terminé le Tournoi des 6 Nations 2024 à la deuxième place, derrière une équipe d'Irlande qui peut revendiquer le statut de meilleure équipe d'Europe actuellement. Pour les Bleus, il y a eu des hauts et des bas, d'un « Tournoi d'enfer » comme l'a résumé Fabien Galthié. C'est l'heure de faire le bilan.

1. Une Coupe du monde pas totalement digérée

La Coupe du monde 2023 a été un vrai traumatisme pour le XV de France. Et si les Bleus ont assuré qu'ils étaient passés à autre chose, force est de constater que la digestion n'a pas été faite en totalité. Le premier match contre l'Irlande a donné le ton.

Un échange avec l'emblématique Daniel Herrero, dans les travées du Vélodrome, nous revient en tête. Nous étions persuadés que l'Irlande était l'adversaire idéal pour vite tourner la page et démarrer ce nouveau chapitre. Lui, fort de son expérience, estimait le contraire, se posant la question de savoir si le staff tricolore avait bien tiré toutes les leçons du Mondial. L'homme au bandeau rouge avait raison…

Certes, quelques cadres manquaient (Jelonch, Flament, Dupont, Ntamack), mais le visage des Bleus s'est avoué méconnaissable une bonne partie du Tournoi. Séchés par l'Irlande, les Bleus ont frôlé le chaos contre l'Italie à Lille. La confiance, les automatismes, l'identité de jeu : tout ce qui a été construit pendant 4 ans semblait avoir disparu.

Avec une défaite, une courte victoire et un match nul lors de France - Italie, Fabien Galthié vit son pire Tournoi des 6 Nations depuis qu'il a pris les commandes du XV de France.
Fabien Galthié a avoué avoir vécu, lui et son groupe, « un Tournoi d'enfer ». (©Icon Sport)

2. Un Tournoi dur à vivre

Ce Tournoi des 6 Nations a été pénible à vivre pour le XV de France, et ce dès la claque reçue par une Irlande qui est apparue 2 tonnes au-dessus (17-36). Les mots lâchés par Thomas Ramos, les yeux rougis, à l'issue de la compétition en disaient longs : « Il y a un peu d'émotions, parce que ça n'a pas été un Tournoi facile. Il a dû s'accrocher ». Le poids de la déception du Mondial, conjugué à ce revers à Marseille, a plombé le moral.

Pour Fabien Galthié, ce ne fut pas simple. Le sélectionneur n'a pas été épargné, et sa communication n'a pas arrangé les choses. « Sur un vécu un Tournoi d'enfer. Au sens propre comme au figuré. Sans répit, tout le temps brûlant, tout le temps sur la brèche. On était parfois sur la cime, parfois sur la tranche… », philosophait-il après la victoire contre l'Angleterre. Peut-être que cette épreuve l'a endurci, mais aussi son groupe.

3. Une défense aux abois

Durant le premier mandat de Fabien Galthié, la défense était l'un des points forts des Bleus. Lors de ce Tournoi des 6 Nations 2024, elle est devenue l'une de leurs faiblesses. 122 points encaissés (38 contre l'Irlande, 31 face à l'Angleterre), dont 14 essais (seules l'Italie et le pays de Galles ont fait pire, NDLR) : voilà de quoi faire bondir Shaun Edwards, l'entraîneur en chargé de la défense des Bleus.

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Malgré la victoire contre l'Angleterre, l'Anglais se montrait cash : « J'ai été très déçu par notre défense. C'est probablement notre pire performance depuis que je suis là ». Surtout, elle fut dans le ton de ce que l'on a un aperçu tout au long de la compétition. Avec notamment une grosse faiblesse au centre du terrain. Edwards a du pain sur la planche…

4. Un Tournoi à 2 cartons rouges

Autre fait criant : le manque de maîtrise et de discipline des Bleus, surtout en début de Tournoi, lorsque cela n'allait pas. Face à l'Italie, la France a été pénalisée 12 fois. Mais surtout, elle a écopé de deux cartons rouges (Willemse contre l'Irlande, Danty contre l'Italie) pour des plaquages ​​hauts ou déblayages dangereux.

Les joueurs du XV de France ont tenu à apporter leur soutien à Paul Willemse, expulsé lors de France-Irlande.
Les joueurs du XV de France ont tenu à apporter leur soutien à Paul Willemse, expulsé lors de France-Irlande. (©Icon Sport)

Atonio, lui, a échappé à la sanction suprême en Écosse, ne prenant qu'un jaune. Galthié a clairement déploré cela, estimant qu'il était impossible d'espérer quoi que ce soit en évoluant autant en infériorité numérique. Gros correctif en fin de Tournoi : 3 pénalités contre le pays de Galles, 5 contre l'Angleterre. Résultat : 2 victoires.

5. Des signes positifs pour l'avenir

Avec des « si », le Tournoi des 6 Nations des Bleus aurait été tout autre, bien entendu. Soulignons un soupçon de chance (appelez cela comme vous voulez) pour les Bleus : un essai refusé après la sirène à l'Écosse sans qu'on sache si une main était en dessous du ballon ; Garbisi qui tremble et envoie la pénalité de la victoire pour l'Italie sur le poteau ; une dernière pénalité bienvenue pour battre l'Angleterre sur le fil…

Bref, une deuxième place chanceuse selon certains. Peut-être. Mais essayer aussi de positiver, plutôt que de tomber dans la sinistrose. Car des signaux favorables, il y en a. Des éléments se sont révélés, comme Le Garrec, Roumat, Colombe ou encore Barré. Pour ses premiers pas en Bleu, Meafou a signé un bail de 10 ans, tellement sa puissance est un atout.

Quand elle se lâche, cette équipe a un potentiel fou, notamment en attaque. L'essai de Le Garrec contre l'Angleterre en est une nette preuve. Son orgueil, certes contre une pâle formation de Galles, a aussi fait plaisir. « Je pense que cette équipe a grandi durant le Tournoi. En tout cas, elle s'est battue. Nous avons beaucoup appris sur nous », conclut Galthié.

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